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SEEG : Un géant aux pieds d’argile, la fourniture d’eau et d’électricité en péril

SEEG : La SEEG, un géant aux pieds d’argile, la fourniture d’eau et d’électricité en péril

La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), fait de plus en plus parler d’elle, et ce, à cause de ses difficultés à fournir correctement les populations en eau et en électricité. Une situation qui dure depuis la transition et qui a un impact réel et négatif sur le quotidien des citoyens et des opérateurs économiques.

Un frein au développement économique

Des administrations publiques et privées, aux hôpitaux et grandes écoles en passant par les PME et PMI, aucune structure n’est épargnée .

Ces entreprises rencontrent pour certaines quelques difficultés financières. Plusieurs d’entre elles ne peuvent fournir de services sans électricité. Une situation qui plombe leur finance, comme l’explique Jacques, propriétaire d’un cyber café.

« C’est vraiment difficile de fonctionner à plein temps, parce que les coupures nous empêchent clairement de travailler et parfois on on rate des marchés car il nous est impossible de fournir nos services en temps et en heure », affirme t-il.

Des coupures qui font jazzer les populations.

Les plaintes fusent de toutes parts, les populations en ont marre et l’expriment très ouvertement.

« C’est incroyable cette incapacité à donner le minimum aux populations », « quelle nuit horrible, la SEEG n’a pas la crainte de Dieu », peut-on lire sur plusieurs publications et statuts à travers diverses plateformes numériques.

La SEEG sous pression

Des coupures de courant récurrentes, un programme de délestages non respecté, une mauvaise communication de la part de la SEEG, sont autant d’éléments qui la place dans l’œil du cyclone.

En plus de la facturation élevée, le non respect des charges de la société d’eau et d’énergie entraîne des dépenses supplémentaires pour les foyers et les entreprises. Le recours aux appareils rechargeables ou groupe électrogène devient la norme.

Les causes du malheur

Les difficultés que rencontre la SEEG sont principalement dues à la vétusté des infrastructures.

Des avaries sur le réseau surviennent quasi quotidiennement comme dans la nuit de jeudi 5 février 2026, avec la rupture d’un conducteur au poste de Bissegué. L’incident a privé d’électricité une grande partie de la capitale pendant près de 15H. À la vétusté du réseau, il faut ajouter des conditions climatiques qui affectent la stabilité du réseau.

Impossible dans ces conditions pour la SEEG de fournir décemment les populations en électricité.

À quand la sortie de crise ?

À tout problème, une solution. Cette solution, la SEEG l’a trouvée, mais peine à la mettre sur pied.

Aujourd’hui l’espoir de retrouver un retour à la normale n’est pas vain, pour ce faire, le fournisseur gabonais investit dans la modernisation des infrastructures et des réseaux, avec notamment de nouveaux barrages et câbles haute tension.

Procéder à des délestages pour protéger le réseau, est pour le moment l’alternative principale de la SEEG, bien que malaisante comme situation.

En attendant, les gabonais doivent s’adapter du mieux qu’ils peuvent…

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